Inciter les acteurs financiers à prendre en compte l’environnement dans leurs investissements ?

Voilà la question sur le climat qui a le plus clivé les candidats PLR dont je fais parti concernant la charte écologique du temps. J’ai répondu Oui+ à cette question, tant il me semble évident qu’il faut absolument encourager et inciter les acteurs financiers à prendre en compte les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance). Il est cependant regrettable de constater que je fais seulement parti d’une minorité de mon parti à les souhaiter fortement et encore plus regrettable de voir que 53% disent non. (En réalité, il s’agit du fait que je sois le seule sur 17 candidats PLR à avoir répondu OUI+ à cette question) 

 

Pas plus tard que le 2 octobre dernier, le temps titrait

« Les acteurs institutionnels ont transféré leurs fonds dans des actifs responsables beaucoup plus rapidement que leurs homologues privés. Mais des changements d’ordre générationnel sont dans l’air »

Il est selon moi certain que nous assistons aux prémices d’une nouvelle ère financière, l’ère de la finance durable où les acteurs institutionnels, tels que les fonds de pensions, se détournent des investissements classiques dont la pharma, l’armement ou encore les énergies fossiles et se tournent vers l’avenir, vers des investissements différents en prenant en compte de nouveaux critères.

On assiste à un changement générationnel et il y a heureusement des personnes qui l’ont compris et qui font figure d’exemple tel que Patrick Odier.

En quelques années, Monsieur Odier a transformé, modernisé ces processus d’investissement et s’est tourné vers la finance durable notamment grâce à une société spécialisée dans l’attribution d’un label connu mondialement, le label B Corp. Cette certification est octroyée aux sociétés commerciales (à but lucratif) répondants à des exigences sociétales, environnementales et de gouvernance ainsi que de transparence envers le public. Pour résumer, une certification B corp passe par une évaluation complète de l’entreprise à travers 200 critères. Lors de notre université d’été en août dernier, Monsieur Patrick Odier nous a communiqué que sa banque avait atteint une centaine de critères, ce qui lui donnait droit à cette certification. Il faut bien comprendre que pour l’obtenir l’entreprise a dû opérer à des changements majeurs de procédures au sein de sa société.

L’exemple de Lombard Odier est là pour nous montrer que oui, c’est possible pour des grandes banques privées de changer leur méthode d’investissement et leur façon de travailler de façon général. Alors si les banques en sont capables, les fonds de pensions le peuvent aussi et il n’y a aucune raison que ces derniers ne soient pas encouragés. La demande ne fait que grandir pour une meilleure place financière les investissements correspondront plus aux critères de ma génération.

Et pour vous démontrer à quel point ce sujet est d’actualité, il suffit de voir qu’en ce moment même se déroule à Genève La Building Bridges Week, qui a pour vocation de générer des échanges et des collaborations afin d’accélérer la contribution de l’industrie financière à la réalisation des 17 objectifs de développement durable de l’ONU.

Il y a une chose sur laquelle le PLR est unanime ; il s’agit du financement de la transition énergétique tant voulue par la population, pour garantir une baisse significative des émissions de C02. Pour rendre notre société plus durable, nous avons besoins des acteurs financiers de notre pays, ces derniers ont une immense responsabilité d’accompagnement de ces changements générationnels et le fait d’assister à une accélération de cette transition me ravit au plus haut point.

Nous avançons ensemble dans la bonne direction !

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