Campagne fédérale – en route pour Berne

La Suisse et sa politique de milice, quel bonheur, et vive la démocratie directe !

C’est plein de détermination et de motivation que je me suis volontiers porté candidat pour les élections fédérales sous la liste des jeunes libéraux radicaux.

Cette campagne est très longue. À l’heure où je vous écris, il reste encore 20 jours avant le résultat final. C’est la dernière ligne droite ; les agendas explosent et les rencontres s’enchaînent. Que du bonheur. Je pense que le plus intéressant lorsqu’on décide de mener une campagne pour aller siéger au parlement à Berne, ce sont les rencontres. J’ai eu l’occasion de croiser un nombre incalculable de personnes. Ces moments ont donné lieu à bon nombre de discussions et d’échanges tous aussi passionnants les uns que les autres. En tant que jeune, il n’est pas toujours évident de devoir monter sur une « estrade », et crier sur tous les toits : « Je suis candidat et je veux m’engager pour mon pays ».

Ma génération a beaucoup de mal avec la politique, et c’est largement compréhensible quand on voit le nombre de scandales qui éclatent, en Suisse, et ailleurs. Difficile de percevoir le personnage politique comme quelqu’un qui vous veut résolument du bien… Et pourtant…

Mais c’est d’autant plus intéressant du coup, car notre tâche à nous, les jeunes engagés, c’est de convaincre les personnes qui votent de voter pour nous, mais aussi de convaincre ceux qui ne votent pas ou plus, de le faire. D’ailleurs, je me réjouis de découvrir le taux de participation, qui j’espère sera élevé.

Lors de cette campagne, l’exercice qui s’est avéré le plus périlleux en ce qui me concerne fut la prise de parole en public. J’ai tendance à énormément stresser, et si on rajoute à cela une foule de personnes qui souhaite m’écouter attentivement, l’exercice devient complexe. Mais voilà qu’après cette campagne, je me sens plus à l’aise. J’ai eu l’occasion de m’exprimer sur le plateau de Léman bleu (link), et également lors de différentes manifestations et cela m’a permis d’être maintenant plus serein.

Faire campagne demande également beaucoup de temps, il faut être prêt à libérer son agenda pour la politique. Mais en même temps, quand on se présente pour représenter les citoyens, il est tout à fait naturel que cela devienne une priorité dans notre vie. Cependant, il est très important de ne pas se retrouver noyer dans la campagne, et de garder des moments personnels avec ses amis et sa famille. On doit être capable de presser le bouton « pause ». C’est une qualité que tout politicien doit pouvoir aussi maîtriser.

Rendez-vous le 20 octobre sur mon blog pour découvrir mon commentaire sur le premier tour des élections fédérales.

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