Primes d’assurances maladie, les caisses doivent participer à l’effort collectif !

J’ai pu lire ce week-end que la faîtière des médecins romands réclame une baisse d’au moins 4% des primes d’assurances maladie pour 2021.

Voilà une annonce qui serait plus que bienvenue de la part des caisses d’assurances maladie.

 

En effet, si on regarde les derniers chiffres publiés par les faîtières des médecins romands et également ceux d’H+ (l'organisation nationale des hôpitaux, cliniques et institutions de soins publics et privés.) on apprend que, conséquence directe du confinement, le volume de facturation des médecins romand a diminué de 13% lors du premier semestre 2020.

H+ avec l’aide d’un cabinet d’audit bien connu a également estimé une baisse comprise entre 1.7 et 2.6 milliards de CHF. Toute chose étant égale par ailleurs, cela signifie que les caisses d’assurances maladie ne devront pas couvrir de prestations pour un montant d’environ 1 milliard de CHF. Donc on comprend que les réserves de ses caisses vont encore augmenter alors qu’elles sont actuellement estimées autour de 10 milliards de chf.

Espérons que le Conseil fédéral fasse suffisamment pression sur les caisses d’assurances maladie pour qu’elles soutiennent enfin leurs assurés et prennent des mesures qui pourraient directement soulager le porte-monnaie des ménages suisses. Il ne serait pas responsable de la part de ses caisses d’assurances maladie de faire la politique de l’autruche et de refuser de contribuer à l’effort collectif pour surmonter la crise financière qui a déjà commencé à frapper notre pays.

On peut espérer que la crise du COVID19 aurait mis en exergue la mauvaise façon de calculer les primes. Actuellement, les caisses d’assurances maladie font un peu ce qu’elles veulent, il n’y a pas de méthode standardisée. On comprend donc que la norme est un principe qui nous est bien cher en suisse, le principe de précaution. On regarde donc l’année écoulée, on s’enquiert de plusieurs études et statistiques et ensuite, on décide du montant de la hausse. Hausse bien sûr, car il convient d’être prudent…

On peut donc se demander s’il n’y aurait pas un moyen d’améliorer cette méthode qui semble un peu opaque et qui manque de quelques critères. L’état ne doit surtout pas fixer les montants à la place des compagnies d’assurance, mais doit jouer un rôle important pour définir la méthode de calcul utilisée ou encore un demandant qu’un certain nombre de critère soit atteint pour qu’une compagnie d’assurance puisse justifier une hausse de prime.

Mais surtout, dans l’immédiat, on pourrait souhaiter qu’au lieu de faire des prévisions sur l’année à venir, prévision qui pour 2020 seront forcément fausses vu que personne n’avait anticipé la crise du COVID19 , le calcul des primes se fassent en fonction de l’année écoulée.

Une telle mesure aurait forcément un coût temporaire pour les sociétés d’assurances, mais ces dernières peuvent compter sur leurs réserves solides pour amorcer une transition qui permettrait d’encaisser des primes de façon plus transparente et qui soulagerait probablement de nombreux ménages suisses.

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Commentaires

  • Cher Monsieur,
    Voilà un discours qu'on aime entendre! Merci!

  • Merci cher Monsieur !

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