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La cité de la musique, un magnifique projet pour Genève

Le 13 juin prochain, les habitants de la ville de Genève devront s’exprimer pour dire s’ils acceptent le projet de cité de la musique. Encore une votation où les enjeux dépassent largement les frontières de la ville de Genève.
 
Cette cité de la musique a pour projet de s’installer sur la parcelle des Feuillantines qui se trouve à côté de la place des nations et qui appartient à l’ONU et à l’Etat de Genève. Voilà une belle occasion de dynamiser un quartier et de rendre accessible à la population un nouvel espace de culture et d’échange le tout au cœur d’un nouvel espace vert qui sera bienvenu.

Ce projet est porté depuis 2014 par la fondation Cité de la musique et souhaite créer à Genève un lieu central pour accueillir toutes les musiques et pour offrir un pôle de formation musicale en un endroit. Actuellement, les locaux de la Haute École de Musique (HEM) ou encore de l’Orchestre de la Suisse romande (OSR) sont dispersés sur l’ensemble du territoire ; centraliser et créer un lieu emblématique pour la musique à Genève est une excellente idée.
 
En octobre 2020, une majorité du Conseil municipal approuvait le projet de cité de la musique. Malheureusement, les verts et l’UDC, notamment, ont décidé de s’opposer au projet et un référendum a été lancé, raison pour laquelle les habitants de la ville de Genève voteront le 13 juin prochain.
 
Il est regrettable qu'encore une fois, nous assistions à une telle opposition autour d’un sujet qui devrait pourtant rassembler. En ces temps plus que compliqués, où la culture et le monde des arts sont à l’agonie voudrions-nous encore nous priver de donner à Genève l’occasion de se doter d’un lieu emblématique pour la création musicale ?
 
Voudrions-nous nous priver d’une nouvelle salle philharmonique de plus de mille cinq cents places, des lieux d’enseignements, d’un nouveau restaurant, de salle d’expositions bref d’un lieu de vie accessible à tous et le tout au cœur d’un nouveau parc ?
La cité de la musique est un bon projet, il répond à plusieurs besoins en matière de culture musicale et de formation bien sûr, mais aussi en terme de qualité de vie en créant un nouvel espace vert au cœur de Genève et en apportant une nouvelle dynamique dans le quartier des nations.
 
Le projet de cité de la musique est entièrement financé par du mécénat ainsi que la confédération, l’impact financier pour la ville de Genève est donc faible et se limite à l’entretient du futur nouvel espace vert.
 
Voter oui à la cité de la musique, c’est soutenir la culture en ville et dans notre canton. Voter oui, c’est permettre à un projet porté depuis 7 ans par un large comité soutenu par des partis de gauche et de droite de se réaliser et permettre ainsi la réalisation d’un projet ambitieux pour Genève !
 
Je garde en tête la récente votation sur Clé de Rive, ou encore la rénovation du MAH en 2016 où les habitants de la ville de Genève ont décidé, à mon plus grand regret, que ne rien faire était la meilleure des solutions.
 
Espérons que cette votation démontrera la volonté des habitants de notre ville de soutenir la culture et la créativité qui jouent un rôle essentiel et qui ont besoin aujourd’hui encore plus, de pouvoir exister et d’être soutenues et encouragées.
 
Oui à la cité de la musique le 13 juin.

Commentaires

  • J'aimerais partager votre enthousiasme pour ce projet.
    Je constate cependant comme vous que, une fois de plus, ce ne seront que les citoyens de la Ville qui pourront se prononcer alors que le sujet concerne non seulement l'ensemble des Genevois, mais aussi nos voisins. Les votations sur le parking des clés de Rive et sur le MaH me sont aussi restées en travers de la gorge.
    Maintenant, avant de prévoir des espaces si importants, il s'agirait d'abord de régler les questions sanitaires qui semblent s'éterniser et empêcher les rassemblements. On pourrait s'inquiéter de voir cette situation perdurer indéfiniment et devenir la nouvelle norme. Ce qui rendrait ces lieux obsolètes.
    Non, la cité de la musique ne sera pas dédiée à toutes les musiques. Loin s'en faut. Comme d'hab, ce seront les institutions reconnues qui profiteront en priorité de ces espaces reléguant ainsi toutes les productions alternatives et exploratives dans les sous-sols des abris anti-atomiques désaffectés avec évidemment aucune subvention car ce projet est un gouffre qui engloutira plus que le budget prévu pour la culture.
    Enfin, le quartier Nation devrait à mon avis être préservé pour construire enfin le hub routier qui accueillera la route des Nations, cette semi autoroute qui arrivera nulle-part jusqu'au jour où nous aurons enfin compris que pour pacifier la ville et retrouver de la fluidité, il faudra plonger depuis là jusqu'à la route de Malagnou pour enfin boucler la moyenne ceinture et libérer le centre.
    A moins que nous persistions avec l'aberration du projet officiel de résolution du noeud ferroviaire qui prévoit une gare à Nation... Un scénario que je suis incapable d'envisager tant il est dévastateur, aberrant et inabordable. Mais d'ici là, j'ose espérer que Weibel et l'association Genève, Route et Rail auront réussi à faire comprendre aux autorités fédérales à quel point nos autorités cantonales sont larguées, voire malhonnêtes, en imposant une véritable omerta sur le projet de boucle de désenclavement de l'aéroport.
    Je me réjouis de voir comment le PLR se positionnera lorsque le dossier deviendra brûlant. Rolin Wavre était un fervent défenseur de la boucle mais il était bien seul dans sa formation qui préfère se boucher le nez, les yeux et les oreilles que de s'informer objectivement sur les avantages et les inconvénients des deux projets.
    Bref, avant de promouvoir ces jolis objets, je suggère que les élus règlent en priorité les problèmes urgents qu'ils ont provoqué par leur incurie. A défaut j'espère qu'ils seront tous virés.

  • Les chiens aiment toujours laisser des ............traces! Cette cité est une arnaque de plus qui va bien à proximité de la cité de la .........paix! Genève ville et canton c'est près de 16 milliards de dette aujourd'hui!

  • Malheureusement, d'après les échos recueillis çà et là, je crains que l'affaire ne soit mal engagée...
    En effet, la musique classique souffre hélas d'un déficit d'image tel, dans une partie non négligeable de la population, que même lorsqu'un projet est nécessaire (offrir à la Haute Ecole de Musique des locaux décents), enthousiasmant et surtout, même lorsqu'il s'agit d'un CADEAU (offert par une fondation privée), les gens sont capables de voter non. Si vous ajoutez à cela le fait qu'on interroge uniquement les habitants de la Ville de Genève, dont les choix électoraux constituent la plupart du temps un défi au bon sens, vous comprendrez mon pessimisme.
    Souvent, les gens semblent ne pas se rendre compte que le coût de fonctionnement d'un orchestre symphonique de plus de 100 musiciens, ou d'une grande machine comme le Grand Théâtre, avec troupe de danse, choeurs, et les divers corps de métier nécessaires à la mise en place des spectacles, n'a rien à voir avec ce qui est demandé pour faire tourner les musiques actuelles, amplifiées, et dont les artistes se produisent généralement en bien plus petit comité. Il est donc logique que la musique classique coûte plus cher à faire vivre.
    Cela, n'importe qui devrait être capable de le comprendre, à part peut-être quelques vieux anars contestataires, certains artistes un tantinet aigris des musiques actuelles, et les mouvements décoloniaux pour qui la culture classique occidentale n'est rien d'autre que la matrice odieuse de la suprématie blanche.
    Dès lors, pourquoi a-t-il absolument fallu, de manière assez artificielle et, il faut bien le dire, démagogique, déclarer que cette Cité serait celle de "toutes les musiques"? Pourquoi, au lieu de faire des déclarations d'intention auxquelles, de toute manière, personne ne croit, ne pas admettre, tout simplement, que cette Cité sera celle de la Musique, avec majuscule, et assumer qu'il y a des hiérarchies entre les genres, qu'il y a des Arts Majeurs et d'autres mineurs, ce que Gainsbourg lui-même avait à l'époque eu l'honnêteté de reconnaître, s'attirant certes bien des inimités.

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